Petites dédicaces et MEGA problème ! Ou les auteurs indépendants figuratifs.

28 avril 2013

La journée a commencé avec un brin d’enthousiasme, un « festival » du livre à Marcinelle ! Quelle bonne idée ! Cela va peut-être relever l’opinion que le public se fait de la Ville !

En plus au centre de délassement de Marcinelle, cela semble être l’endroit idéal.

J’emprunte la voiture de Zhom, elle a un plus grand coffre, ce sera plus pratique. J’entre l’adresse dans le GPS, car il faut avouer, la dernière fois que je suis allée y faire un tour, je devais avoir moins de dix ans.

J’arrive aux pieds de la route, je voix le premier panneau « centre de délassement » et là pas d’indication pour « Li(v)re ensemble ». Il doit être 10 h 30…

Je me dis que plus haut cela sera certainement indiqué, mais plus je gravis avec difficulté la colline, plus je me rends compte qu’en fait…, non… il n’y a pas d’indication.

Je trouve une place, je vois des gens… mais ils sont tous en survêtements et font des étirements.

Je me tâte… à gauche ? À droite ? Bon je décide de redescendre la route et là je trouve enfin l’entrée du centre culturel.

Par chance, j’aperçois deux autres auteurs que j’ai rencontrés la semaine précédente à Ouffet et nous tentons de trouver un organisateur.

Nous entrons dans l’établissement, la personne en charge arrive, il a fait des plans…, un des deux auteurs m’accompagnant et ayant payé la participation de 40 € ne se trouve même pas sur la liste des participants… ça commence bien…

Nous sommes alignés dans le couloir… il fait froid… vraiment froid. Deux autres auteurs rencontrés la semaine précédente font leur entrée. Nous voilà à cinq sur neuf du même groupe. Tous séparés et pour les moins chanceux à côté des toilettes. Rustiques, les toilettes… parfaites pour un microbiologiste…

Nous nous installons, loin de tout, loin de tout le monde. Nous jouons le jeu et nous prenons en photo histoire d’alimenter nos blogs et Facebook respectifs pour faire participer comme nous le pouvons nos « followers ».

Jusque-là, nous n’avons eu aucun « bonjour », aucune attention.

Nous voilà invités pour le verre d’ouverture… ou la cérémonie « d’autocongratulation ». Nous restons tous les cinq bouche bée… entre l’agacement et la non-compréhension de ce qu’il se passe, nous nous regardons plaisantons et sortons histoire de ne pas déranger cette petite réunion familiale… écoeurante au final.

Vous voulez les détails de ce qui s’y est dit ?

Alors cela sera rapide…

L’organisateur a visiblement le nez pour trouver les « The Voice » de l’écriture… Je suis désolée, je n’ai pas trouvé d’autre comparatif. Pour lui… ce sont les meilleurs futurs talents de Belgique et de France.

Pas un mot sur les auteurs indépendants ayant fait le déplacement pour soutenir l’organisation de ce « Festival ». Un déni total de notre présence. Une figuration…

En dehors de ça nous avons dû prendre des tickets pour nos boissons… et payer nos sandwiches… 2,50 € le sandwich… sur 4 jours, en additionnant cela avec les 40 € on en est déjà à 50 € de participation. Sans compter que TOUTES les boissons étaient payantes… Il nous aurait fallu vendre au moins 5 livres pour rentrer simplement dans nos frais.

Suite à ce premier manque de considération, plusieurs auteurs ont décidé de replier bagages et de rentrer vers leurs contrées lointaines.

Toujours pas un regard de la part des organisateurs.

Pas un seul visiteur… ou en tout cas dans notre couloir. Sur neuf auteurs nous ne somme plus que… Quatre.

Cette première journée se terminera donc avec un bilan négatif :

  • Pas un chat
  • Pas de respect

En dehors de ça, nous avons fomenté une opération sauvetage pour les livres d’un autre auteur ne pouvant se trouver sur place ce jour-là et le lendemain…

29 Avril 2013

Brave emmerdeuse que je suis, je m’obstine et retourne tenter la première journée réservée aux écoles.

J’emporte dans la voiture de Zhom, « Kathy logistique ». Elle doit vraiment s’en rendre compte du fiasco.

7 h 30, nous arrivons sur place. Nous voyons des jeunes passer serviette de bain sur la tête. Bref rien n’est prêt… nous retournons dans notre couloir… mais cette fois nous nous rebellons et rapprochons les tables… OUUUHHHHH nous sommes à la limite du Putch, je descends voir l’organisateur et récupère les livres de l’auteur absent, histoire de ne pas les retrouver sous le séant de potentiels élèves…

8 h 30… Trois cars remplis de 700 gamins attendent devant les portes… ils les auront faits patienter jusque 9 h… Les programmes non imprimés et non prêts à être distribués, sans parler du petit déjeuner… Une belle erreur d’organisation…

Ce fut l’une des pires journées… 700 gamins courant dans tous les sens… manquant de quelques centimètres à chaque fois d’emporter nos livres avec leur sac.

Nous avons même l’impression à un moment de nous retrouver… devant un général d’une grande guerre devant forcer ses troupes à le suivre…

Exemples ?

« Je VEUX voir tous les jeunes de l’association qui n’ont pas de livre ou d’animation dans la salle “Gudule”… » — Le « Maintenant » agressif étant resté coincé dans la gorge de la personne s’hyper ventilant au micro.

« J’EXIGE… » la suite est la même que la première phrase… juste une variante autoritaire…

Là nous apprenons que les auteurs se font « éliminer » comme au « Maillon faible ». Depuis le début du « Festival », elles sont au moins trois…

La situation des sanitaires devient de plus en plus « virologique » et nous sommes toujours des plantes vertes…

Seule consolation, un jeune adolescent envoyé par sa maman n’osant pas venir me parler et un petit bout tout mimi qui partait à la chasse aux signatures.

Tellement mignon que rien que pour lui je n’ai pas vraiment perdu ma journée.

30 Avril 2013

Nous arrivons à 8 h… rien ne sert de courir il faut partir à point comme dirait l’autre tortue.

Oui, je suis maso, mais je voulais rentabiliser mes 40 € et puis… surtout pouvoir vous expliquer ces quatre jours… Mais là, nous arrivons dans la 4e dimension pour ce deuxième jour dédié aux écoles.

Nous avons même droit à un « bonjour » de tout le monde… WTF ??? Bon nous n’allons pas nous plaindre… c’est toujours mieux que rien.

Mais là les choses se corsent un peu. La première question que l’on nous a posée : « Vous avez vendu ? » Ben non… ce n’était pas vraiment le public et puis on nous a un peu oublié dans notre couloir… et puis… 20 €, c’est un budget…

Et puis bardaf, tel un chasseur de tête sorti de nulle part « Si vous m’envoyez vos textes, si je les aime je les publierai ».

Non, mais ça va… OK Kirographaires a fait faillite, mais je ne suis pas désespérée au point d’abandonner mes droits moraux…

Vous l’attendez hein ! Je sais que vous l’attendez ! Mais non je n’utiliserai pas le brevet de « Nabi-Nabila »

Visiblement un mot d’ordre a été donné, car nous signons un livre que nous n’avons pas écrit et dans lequel nous ne figurons pas…

Si si, c’est possible ! D’ailleurs nous avons eu droit à Monsieur Fred Pullman… comprendras qui pourra…

Ah ! Télé Sambre est là… enfin… de toute façon, le reportage passera une fois l’évènement fini…

Mais que fait RTC ? Hein ? Je vous le demande ! Quoi ? Ils ne couvrent que la région de Liège ?

Eh bien… Adieux monde cruel nous allons terminer momifiés. Ou suicidés…

*Aucun n’auteur de cette séquence n’a été brutalisé ou blessé*

En parlant de mort…, on a abattu un élève… Bah oui, on tue pas mal dans nos livres… on voulait voir ce que cela faisait en réel… Je plaisante… ; il est tombé tout seul… et nous espérons tous qu’il/elle va bien !

*Aucun n’élève n’a réellement été molesté par un auteur dans cette séquence*

Nous voilà à remballer nos affaires, une troisième journée sponsorisée par « Dafalgan » vient de s’achever.

L’organisateur, visiblement inquiet de nos réactions vient nous voir. J’aurais pu le mettre en point positif, MAIS… oui… il y a un MAIS… il nous invite à ne pas venir le soir et le lendemain… Duh !

LA NOCTURNE :

Par respect pour ma santé mentale encore fragilisée par ces trois journées, j’ai préféré l’éviter…

01er mai 2013

Nous arrivons relativement tard… il est limite 11 h… Oui… Nous sommes de mauvaises élèves, mais…. Oh et puis zut on y est allées avec les pieds de plombs ! On aurait pu nous noyer sans lestage tellement les pieds étaient lourds !

Par L’opération de Saint Fred Pullman et son apôtre Saint Kév nous avons le droit de rejoindre les auteurs de la compagnie dans la rotonde. Petite façade… mais j’y reviendrai plus tard.

Nous avons eu droit au « bonjour » et à avoir l’attention un peu trop présente… boisson, nourriture gratuite… What happened ?

Mais nous avons compris au fur et à mesure… Discours « autocongratulatoire » clap deuxième prise !

Bon moins long, car il y a moins d’auteurs… mais nous en restons toujours absents… pas un mot…

D’ailleurs je ne fume pas, mais j’ai rejoint mes collègues tellement la nausée me remontait et vu l’état des commodités pas trop envie d’aller y faire un tour…

Après cela, une espèce d’ omertà semble s’être imposée, pas un regard ne nous a été porté et, lorsque celui-ci atterrissait par hasard sur nos livres, il se détournait aussi vite comme si ceux-ci étaient maudits ou pire : empoisonnés.

Après discussion avec l’organisateur, j’ai décidé de ne pas laisser cette porte ouverte et de ne plus vouloir entendre parler de telle organisation, ni même de cette association.

Descendre les maisons d’édition classiques, qu’elles soient à compte d’auteur ou à compte d’éditeur, n’est pas une attitude à avoir surtout lorsque l’une des auteures de cette maison est présente sous vos yeux.

Le non-respect aura été présent jusqu’au bout et en plus d’une hypocrisie bien visible.

Je préfère être un auteur indépendant et libre de m’amuser que de subir l’emprise de certaines personnes.

Je souhaite donc beaucoup de succès aux jeunes auteurs de cette compagnie, car ils le méritent certainement. Mais je leur souhaite surtout de trouver bien mieux ailleurs. De se libérer de ce que nous avons vu durant ces quatre jours !

Ces propos n’engage que moi, il est évident que ce sont mes pensées et que personnes ne me forcera à les changer.

J’ai tenté ici de garder un certain flou, mais je vous avoue que la tentation d’aller plus loin a été très forte.

Je conclurais par ceci :

Faites toujours relire vos contrats, surtout si vous êtes jeunes. Il y a des organismes fait pour vous aider n’hésitez donc pas à contacter la SACD ou la SABAM, c’est très important.

Il en va de votre propriété intellectuelle.

19 commentaires sur “Petites dédicaces et MEGA problème ! Ou les auteurs indépendants figuratifs.

  1. Bonjour,
    j’étais également présente au « festival », peut-être vous êtes vous donnez la peine de venir me saluer, discuter « écriture », mais j’en doute, je m’en souviendrais ! Vous m’auriez rencontré si un besoin urgent vous avait obligé à vous rendre aux toilettes, et oui j’étais installée à une des tables aux sorties de celles-ci. Mais, il aurait fallu qu’il y ait un peu plus de lumière pour s’apercevoir que nous étions là ! Ce « festival » n’avait rien d’une rencontre littéraire et le titre L(i)vre ensemble ne correspondait en rien à l’annonce médiatique qui en a été faite. Rencontres artificielles et auto-congratulations d’un organisateur-éditeur faisant preuve d’un grand amateurisme en ce qui concerne cette manifestation. Qu’il vante les mérite de son travail, grand bien lui fasse, mais que les auteur(e)s auto-édités ou étant publiés par d’autres éditeurs, ayant payés un emplacement (bien loin d’être démocratique : 40 €), pour lesquels aucune mention participative n’était annoncée dans la publicité, soient tout simplement ignorés était une forme de mépris pour notre travail !
    Bref, ce « festival » n’était qu’une remise de prix scolaires, une cour de récréation où profs et élèves se sont donnés rendez-vous !
    Pour les auteur(e)s, ceux et celles qui ont la passion des mots et du partage, on se reverra dans de vraies ambiances littéraires où le lecteur aura toujours une place de choix, rendez-vous au prochain salon !

    • Bonjour,
      en effet je n’ai pas eu le temps de m’arrêter pour discuter. Comme vous l’avez sans doute remarqué, tout le monde courait partout, moi comprise, tout comme je ne suis pas venue saluer chaque personne individuellement. Ô, honte à moi, je me suis contentée d’un grand « bonjour » collectif et de quelques sourires. Sans doute n’est-ce pas assez pour vous, puisque vous n’avez même pas daigné faire semblant de les apercevoir, trop occupée que vous étiez à pleurer sur votre sort.
      Oui, ce festival était une catastrophe pour vous. Mais veillez s’il vous plaît à ne pas mettre tout le monde dans le même panier, car alors vous faites preuve du même sectarisme à l’encontre des personnes de cette maison d’édition que celui que vous leur reprocher. Demandez à Jennifer, à Kevin ou même à Frédéric, eux m’ont vue ! Et je les en remercie, la politesse se perd, visiblement.

  2. Pour avoir été au festival en tant qu’illustratrice de la maison d’édition, je ne peux que me désoler que votre expérience ait été si négative… et je le comprends tellement ! A votre place, j’aurais je pense abandonné mon stand le premier soir, car je n’ai ni patience ni clémence face à ce genre de problèmes.
    Cependant, je dois vous dire que je suis personnellement touchée par votre article, pour la seule raison (très égocentrique) que, moi, je suis passée à plusieurs reprises devant vos stands, et les seuls retours que j’ai eu à mes sourires insistants et à mes « bonjour », certes timides mais néanmoins prononcés suffisamment forts pour être entendus, sont venus de Kévin et de Jennifer.
    Je sais que les auteurs auto-édités n’ont pas passé un bon festival, tout comme certains parmi la compagnie AJE et ce n’est pas ce que je remets en cause. Mais nous étions plusieurs à vouloir malgré tout faire en sorte d’apporter une petite touche de fraîcheur et de bonne humeur au milieu de cette complète désorganisation, même si ce n’était là que le B.A.-BA de la politesse. Nous n’avons eu droit qu’à des têtes d’enterrement. Légitimes, certes, mais de là à dire que personne n’a fait attention à vous, je suis désolée, mais vous avez mal regardé.

    Quant à dire que seuls les auteurs malléables peuvent rester avec M. Anciaux, c’est une grande insulte que vous leur faites. Je ne crois pas que des gens comme Elie Naleska, Franck Andriat ou Evelyne Wilwerth correspondent à un tel qualificatif.

    Je vous souhaite le meilleur pour la suite, et d’autres expériences plus réussies.

    • Typhène , je dois d’abord te dire que tu as fait un superbe travail pour les affiches, badges et marque-pages.
      Cet article n’est que mon ressenti, comme je l’ai dit, il n’engage que moi. Mais depuis le début, et pour le coup je ne suis pas la seule, nous nous sommes sentis mis de côté alors oui, j’avoue que l’enthousiasme du début de journée de dimanche a vite été balayé et que le forfais de participation nous est largement resté en travers de la gorge.
      J’ai entendu beaucoup de choses sur ces quatre jours, beaucoup de choses qui ne doivent pas être dites à des jeunes gens.
      Je ne remets pas en cause le talent des jeunes de l’AJE, je suis certaine qu’ils en ont. Et d’ailleurs, je leur souhaite que tout se passe au mieux pour eux. Mais mettre une telle pression sur ces jeunes gens me semble bien disproportionnés.
      Je sais de quoi je parle, j’ai fait de l’organisation d’événements et cela a beau être une première édition, si la deuxième n’est pas plus encadrée par des personnes sachant ce qu’elles font, la deuxième édition sera tout autant un fiasco.
      Je ne remets en rien en cause le talent d’Évelyne Wilwerth, Franck Andriat ou Francisco Arcis.
      Mais voilà il y a des choses non normales qui se passent, et là je parle d’un point de vue extérieur.
      Et je ne suis pas la seule à l’avoir remarqué.
      C’est un tout Typhène, mais votre talent n’est pas remis en cause. Mais je réitère mes propos, je souhaite que vous trouviez mieux ailleurs.

      • Je ne crois pas avoir évoqué le talent ici, ce n’est clairement pas la question, mais bien le comportement de chacun. Car, après tout, c’est ce qui a posé problème.
        Je me sens personnellement touchée car, en dehors des soucis évidents qui ont eu lieu et auxquels on ne peut, malheureusement, rien changer, il y a eu des gens comme moi qui ont fait de leur mieux pour être aimables avec tout le monde mais qui n’ont rencontré que des visages fermés et des regards vides.
        Là encore, un quelconque talent n’est pas évoqué et vous pourriez aussi bien remettre en cause le mien ou moi le vôtre que la question ne se trouverait toujours pas là.

        Je reformule donc en disant que je suis choquée quand je lis des propos tels que « pas un regard ne nous a été porté » ou « nous n’avons eu aucun « bonjour », aucune attention ». Vous considérez que vous avez été ignorés et vous le voyez comme une insulte ? Eh bien il en va de même pour moi (et d’autres) à votre encontre. C’est tout.

        Certaines choses sont critiquables, j’en conviens aisément et abonde dans ce sens. Ca sera mieux la prochaine fois, il paraît qu’on apprend de ses erreurs. Mais pour d’autres, il aurait été convenable de sortir cinq minutes le nez de sa petite frustration pour regarder autour de soi… et pas seulement les aspects négatifs.

        Une dernière chose qu’il me semble important de corriger également, même si ce n’est qu’un tout petit détail… mais les détails permettent de faire la différence : à 7h30, il est normal de voir des auteurs avec des serviettes sur la tête quand le festival ouvre à 8h30. Nous logions sur place et, en une heure, nous avions largement le temps de nous préparer… et nous ne faisions pas partie des organisateurs. Attention à ne pas tout confondre juste pour trouver des arguments.

        Enfin, je m’arrête là. Il y a de nombreux points que je serais fortement tentée de modérer, d’autres que j’aimerais appuyer et étoffer. Je déplore personnellement de nombreuses choses, la perte de quatre auteurs, dont trois jeunes, en premier et d’une manière très intense. Mais je me refuse à un abattage en public, premièrement car il y a d’autres moyens de faire circuler une information, et, deuxièmement, parce que j’ai un minimum de classe pour conserver un tant soit peu de respect envers les gens, quand bien-même ceux-ci m’en auraient manqué. Je ne suis pas adepte de ce genre de petite vengeance, ce n’est pas comme ça que les choses évoluent, au contraire.

        Je conclurai en disant qu’il est facile de critiquer lorsqu’on s’est contenté de regarder. Je trouve terriblement dommage que je vous ayez attendu la fin du festival en silence pour ensuite tout démolir avec joie, plutôt que d’aller établir un dialogue dès que vous avez constaté tous ces problèmes. Le premier jour était calme, des solutions auraient pu être apportées dès la pause déjeuner car les organisateurs ne sont pas des dieux, ils n’ont pas forcément pu se rendre compte de tout tous seuls. D’ailleurs, je reste persuadée que si vous étiez allés voir M. Anciaux dès le dimanche, il n’aurait vu aucun inconvénient à vous déplacer, comme il l’a fait mardi soir après que lui soit venu à votre rencontre… La communication fait des miracles, vous savez.

        Tiphaine.

      • Je ne parle pas que des auteurs présents, mais bien des personnes ayant visité ce « Festival », sans parler que lors des journées scolaires, des professeurs, qui vous interpellent dans le couloir en se demandant ce qu’il se passe.
        Pour apprendre de ses erreurs encore faudrait-il que l’organisateur accepte les remarques ce qui ne semble pas être le cas.
        Car son discours changeait de minute en minute lorsqu’il est venu nous parler. Bien étrange façon de communiquer. Rester fermé aux suggestions et changer 20 fois de discours en dix minutes.
        Le respect envers les maisons d’édition aussi. Il y a de l’auto-édition, du compte d’auteur, du participatif et du compte d’éditeur. Il faut faire attention à qui l’on parle… car critiquer la maison d’édition devant l’auteur, c’est quand même relativement gonflé.
        Que la maison d’édition soit en faillite, ou que la maison d’édition face du compte d’auteur ne donne pas le droit de les traiter d’arnaqueur. C’est le choix de l’auteur et de personne d’autre.
        Le respect était aussi envers vous. La façon dont certaines personnes parlaient aux jeunes présents nous a fortement révoltés.
        Ce n’était pas de la frustration, mais de l’incompréhension. Je n’ai pas observé que le négatif, j’ai fait un résumé de ce qu’il s’est passé, point et ce que l’on est venu me rapporter n’était pas joyeux !
        Il faut savoir que, lors d’un salon, les personnes viennent s’installer 1 h à l’avance, cela se passe comme ça partout.
        Le salon commençant à 8 h 30 les programmes, questionnaires et petits déjeuners auraient dû être prêts pour les écoles qui, elles, étaient là à 8 h 30. Et qui ont dû patienter jusqu’à 9 h 15 pour se voir distribuer le matériel.
        Où est le respect pour ces personnes ayant fait le déplacement parfois depuis MONS ou LIEGE?
        Je vais m’arrêter là aussi parce que j’ai envie de regarder en avant et de penser à autre chose. Mais rien ne me fera changer d’opinion. J’ai espéré me tromper pendant ces quatre jours, mais au final, j’en suis sortie encore plus abattue. Alors oui je me donne le droit de prévenir par le biais de ce blog les autres auteurs susceptibles de se faire contacter par l’organisation. Et ce n’est pas avec joie. Je préfère relater les bonnes expériences.
        Maintenant libre à eux ou non d’y aller.

        Quant à l’organisateur, nous ne l’avons pas vu une seule fois durant les 3 premiers jours excepté, le mardi soir où nous avons pu lui parler. En dehors de ça, il était « inexistant » et là je cite un des professeurs.

      • Il est vrai que je n’ai pas tout vu, ni tout entendu, et quelque part, heureusement !
        Nous nous accordons sur le fait que de trop nombreuses choses sont à revoir pour une éventuelle prochaine édition. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais je sais que M. Anciaux a demandé à quelques auteurs indépendants présents de lui envoyer un mail avec leur ressenti, pour qu’il puisse analyser tout ceci à tête reposée… preuve qu’il est en mesure d’accepter certains conseils, même si, je vous l’accorde, ce n’est clairement pas l’impression qui a été donnée.
        Cependant, si je ne me trompe pas, il se trouvait deux autres personnes que j’ai vu courir à droite et à gauche sans discontinuer : Gaetane et Amandine, qui faisaient également partie de l’organisation… Peut-être ne vous a-t-on pas averti du rôle de ces personnes
        Dans tous les cas je vous encourage à envoyer un mail, car même si vous ne retentez pas l’expérience, d’autres auteurs indépendants s’y risqueront peut-être, et ils méritent quelque chose de mieux.
        Au temps pour moi, c’était la première fois que je venais en Belgique et je suis plutôt coutumière des salons français, où l’on s’installe la veille, où la salle est laissée sous surveillance et où nous n’avons plus qu’à revenir le matin, jusqu’à cinq minutes avant l’ouverture.

        Dans tous les cas, je vous re-souhaite une excellente continuation. Je ne pense pas que les auteurs indépendants soient moins méritants que les autres, même si vous avez parfois l’impression d’être insignifiants face à ceux qui sont publiés à compte d’éditeur.

  3. Je fais partie de ces auteurs éliminés et sincérement c’est la meilleure chose qui m’est arrivé. Ce serait marrant que je fasse un billet vu par une ex-auteure d’AJE.. Ça ressemblait fort aux tiens, des humiliations et des propos insultants en plus.

    • Je ne sais que te conseiller Isaline, il faut être certaine que cela ne t’attirera pas de problèmes.
      Mais ton témoignage serait intéressant, juste pour une question de prévention.
      Nous étions bien désolés d’entendre et de voir la façon dont vous étiez traité…
      Je pense que tu seras suivie et, tout comme Amandine, tu as la vie devant toi et tant de choses à réaliser !
      Garde foi en toi, jeune demoiselle
      😉

  4. Merci à toi de m’avoir fait vivre ces jours ratés par cette « mise à l’écart » vu que je n’étais pas une jeune auteure malléable. Merci ! 😉

    • Mais de rien !
      Tu peux être fière de ne pas être malléable !
      Garde ton identité !
      Sortir de cette association est à mon avis la meilleure chose qui pouvait t’arriver ! 😉
      Tu as l’avenir devant toi 🙂 Et nous te suivrons !

  5. Coucou les filles…On garde le moral surtout!!! Ce genre de cocos nombrilistes vous en rencontrerez encore, malheureusement ….J’envisage d’ailleurs d’écrire sur ce genre de rencontres, mais aussi sur d’autres bien plus agréables (et vous en faites partie) croisées durant cette première année dans la sphère particulière des « écrivains belges »….Il y a du croustillant, je vous assure….Mais bon, l’important , pour moi, est ce « petit-grand » groupe que forme désormais le « mangepages ». Nous devons continuer à nous solidariser afin de démontrer que les auteurs indépendants, semi-indépendants et mêmes certains à compte d’Editeur existent et ont quantité de choses à démontrer et ce dans la bonne humeur en n’étant pas enserrés dans des carcans ou stéréotypes…. Je ne pourrai pas être des vôtres chez Christian Dalemans parce que je dédicace à Draguignan mais aussi et surtout parce que je vais m’obliger à placer mes doigts de pieds en éventails et un peu récupérer….Mais je suis sûre que nous nous croiserons au plus tard, en vrai, à Blegny, chez l’ami Henri et là….je vous assure que de la bonne humeur il y en aura…. Et je compte sur ta présence Lily. Bises. Laëtitia

    • Comment perdre sa Maison d’Édition et l’illustrateur de sa couverture en 1 semaine ?
      Hello miss !
      Ne t’inquiète pas, il y a une petite baisse de régime, mais elle ne sera pas longue.
      Je pense qu’il est bon de communiquer sur les rencontres, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, on ne fait que donner notre avis et si cela peut aider, pourquoi pas 🙂
      Je me doute qu’il y a du croustillant…. mais qu’attends-tu?????? 😉
      Nous sommes un bon groupe et l’entraide y est réelle et cela fait du bien !
      Tu as bien mérité de te reposer 🙂 Perso je lève un peu le pied en juin et juillet (mis à part une date en juin).
      Je serai présente à Blegny, et ce avec grand plaisir 🙂
      Bisis miss !

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