Ce weekend, le sol n’était plus palpable.

Oui mes amis… je dois en parler… Car les jambes m’en sont tombées…

Je ne citerai personne, je partage juste mon ressenti… Mais quel ressenti !

Sentir le sol virtuellement se dérober sous vos pieds est une chose tout à fait… étrange comme sensation.

Je me suis rendue avec Tafa et Prince Valium à un évènement ce weekend, enfin à deux évènements, car lorsqu’on a des amis dans le même secteur artistique, il faut parfois arriver à se partager.

Cette journée avait tellement bien commencé que je ne me suis pas rendu compte que la tuile allait arriver.

Je vous explique : pour le premier évènement, je passais juste faire coucou, histoire de les soutenir, car ils galèrent mes amis, autant que moi, vu que nous faisons tout, tout seuls.

Donc j’essaie de me libérer un maximum pour les soutenir et généralement ils en font autant. Je dis généralement, parce que parfois cela ne va que dans un sens : je ne vise personne en particulier.

On passe un excellent moment, tellement excellent que nous oublions l’heure et… arrivons en retard à l’évènement suivant. Jusque-là, bah tant pis vous dirais-je, ça arrive surtout lorsque l’on dépend des transports en commun.

Nous écoutons religieusement ce qu’il se dit attablés en terrasse (oui pas de bras pas de chocolat, t’arrives en retard, y’a plus de place, tu restes dehors et ça, c’est bien normal).

On vient nous demander ce que l’on veut boire, on commande on se reconcentre, car malgré tout de là où l’on est avec la circulation, il est difficile d’entendre.

Arrive la fin, Tafa, Prince Valium et moi nous dirigeons pour acquérir le précieux sésame préparant la somme normalement nécessaire et là bardaf.

C’est là que le sol a décidé de m’abandonner.

« C’est 30 euros ! » s’exclame une des jeunettes installée derrière la table.

ma tête: say-what

Je regarde le livre, je le compare au prix du mien et je me dis que pour finir le mien n’est pas si cher que ça…

Malgré la surprise et la non-prévision budgétaire, je range donc le billet et présente la carte de banque. (Ils ont tout prévu les bougres) et m’acquitte des 30 euros… qui ont beaucoup de mal à passer… je l’avoue… (Encore maintenant en fait… car je cherche toujours l’erreur…).

Je regarde la petite affiche au mur et effectivement il est indiqué : Livre dédicacé 30 euros…

Je regarde dans le livre, pas de dédicace (encore heureux me direz-vous vu que l’auteur est là à même pas trois mètres), je retourne le livre et là vois : 19,95 euros… cherchez l’erreur… 10, 05 euros pour la dédicace.

Fébrile, choquée, assommée je vais chercher le précieux petit mot et là… bah là… Je n’ai pas pu me taire… 

Vous me connaissez… bon, je ne me suis pas non plus énervée, mon amie n’en pouvait rien, mais il fallait que le choc s’exprime… même sous le ton de la plaisanterie hasardeuse, il fallait que cela sorte…

L’explication donnée me semble farfelue, mais je ne tiens pas à jeter la pierre à qui que ce soit ni faire de suppositions malheureuses et je ne jetterai certainement pas la pierre à mon amie qui elle, a semblé encore plus choquée que je ne l’étais…

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e pense juste que la prochaine fois, lorsque l’on me dira « 30 euros s’il vous plait ! » pour un livre vendu officiellement à 19,95 euros, je demanderai directement le livre SANS la dédicace parce que personnellement bah… voilà quoi… comme beaucoup j’ai un budget serré et que payer 1 fois et demie l’objet pour quelques mots (aussi gentils soient-ils) cela ne rentre pas dans mes priorités.

Autre chose aussi… l’accueil de la part de l’endroit a été… approximatif :

« Nous ne savons pas si nous faisons des boissons chaudes » — Commande de deux cafés

« Je n’ai pas le temps de vous servir, nous sommes débordés à ranger la salle. » — Commande d’un cappu

Je trouve que pour un bistrot… ce n’était pas très… comment dire… commerçant ? Orienté clientèle que malgré tout ils auraient pu « gagner » si leur attitude avait été plus conviviale – en tout cas pour les personnes n’étant pas dans l’entourage direct de l’auteur présenté.

Bref, il fallait que je vous raconte… je ne pouvais plus le tenir plus longtemps. J’espère que l’auteur ne m’en voudra pas, car j’ai essayé de garder tout ceci le plus anonyme possible.

Je vous assure depuis, j’ai mes nodules qui piquent…

Sur ce, je m’en retourne à la transcription du tome III… enfin des treize premiers chapitres complets…

Xo’s

Émilie

Un commentaire sur “Ce weekend, le sol n’était plus palpable.

  1. bah moi j’aurai pas acheté la dédicace.. depuis quand on fait payer aux lecteurs une signature et quelques mots.. juste honteux.. même que l’auteur puisse accepter un tel commerce.. Mon point de vue .. juste hein.. mais là j’avoue que l’on comprend mieux pourquoi les gens lisent moins.. 20 ou 30 euro c’est une fortune pour beaucoup !! .. Honteux !! Bon allez j’arrête de m’emballer.. m’enfin c’est honteux.. allez..

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