« Je vais bien ne t’en fais pas »

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C’est ma phrase la plus sortie ces derniers temps…

J’ai l’impression que mon rôle sur cette terre, parmi tous ces gens ne se limite un peu qu’à ça : être le support. Et que lorsque tout va bien, il n’y a plus personne.

Certains diront : mais nooooooooon. D’autres : Ah ben tu le mérites. Qui cherche l’ambiance, trouve l’ambulance… ( Et oui il y a un « U » dans « amblance »).

Franchement, je pencherais pour la réponse des deuxièmes mêle-tout. Je dois récolter ce que je sème. Probablement que lorsque l’on donne trop, on se perd. Et lorsqu’on se perd, on n’intéresse plus grand monde.

Et là, je ne parle pas de livres. Ou des connaissances que j’ai dans ce monde un peu tumultueux. NON.

Je parle en général.

J’ai l’impression d’être un repose-tête occasionel et qu’une fois qu’on est rassuré et que l’on va mieux on me met de côté.

Un peu comme le Ferbie de vos enfants quand les piles sont usagées.

(J’ai des comparaison de compètes !)

Plus j’avance dans la vie, plus c’est le rôle que je vois qui se dessine pour moi. Cela pourrait paraître dégradant. Je pense sincèrement, qu’exprimé comme ça, je le penserais aussi.

Mais finalement, n’est-ce pas bien de donner un peu de répit aux autres ?

Plus j’avance, moins je me vois dans une vie ordinaire (j’entends par-là : La maison, la barrière blanche, le chien, le mari et les deux marmots). J’encaisse assez bien tout ce qui m’arrive. Tellement bien que ça donne l’illusion aux autres que je partage leurs impressions.

Or que parfois ou même souvent, c’est totalement faux. Celles-ci me blessent profondément.

Je me protège. Je me dis que ça ne sert à rien d’argumenter sur quelque chose qu’on sent être profondément ancré en eux.

La preuve, la dernière fois je me suis exprimée et j’ai contredit quelqu’un, cette personne s’est totalement transformée en paranoïaque couplée à une arme de destruction massive.

J’en subis les conséquences maintenant.

Je suis donc passé maître (non pas Gimms, je vous entends déjà chantonner ses airs, épargnez-moi ça siouplait hein) en l’art du «  Je vais bien ne t’en fais pas ». L’art du support « No matter what ». Celui de faire le pitre pour cacher que les choses sont difficiles.

C’est peut-être pour ça que je déteste les clowns… je ne sais pas…

J’ai dû hériter d’un mauvais Karma relationnel, j’ai dû faire quelque chose d’atroce dans une autre vie…

Qui sait, j’ai dû épuiser mon capital investissement relationnel comme on épuise son capital solaire.( Oui j’ai recommencé, mais là si ça ne vous plaît pas, il y a une croix ou un bouton rouge à cliquer pour fermer).

Une coup de soleil éphémère.

Un peu comme ma vie : Si remplie et pourtant si vide.

(Et là, ne me sortez pas Corneille – le chanteur- avec « Je suis seul auuuuu moooonnddeee », c’est pas la peine).

Difficile de s’y faire n’est-ce pas ? J’ai envie de dire qu’il reste l’inspiration et tous ces personnages que je ne connais pas encore et qu’il me reste à écrire… Une vie remplie de rencontres de papiers éphémères…

Je suis de celle qui ne manque pas. Et ce n’est pas plus mal. Je ne m’en plains pas.

Oh si vous avez eu le courage de lire jusqu’ici, je tenais à vous rassurer : « Je vais très bien, ne vous en faites pas. »

XoXo

Émilie

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