Dans la série sors tes poubelles et toi-même…

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2015 à une drôle de tournure…

Un limite burn-out, une séparation professionnelle et amicale, une séparation d’une relation de 10 ans, une santé de merde.

Hier comme un message, ma maison m’a enfermée dehors.

Je trie pour le moment.

Je vide.

Parce que tirer 10 ans d’une vie c’est long.

Hier, c’était le signe ultime. Ma maison m’a mise dehors.

Je suis tellement quelqu’un qui prend toutes les précautions que sortir les poubelles sans la clé ne m’était JAMAIS arrivé.

Mais il paraît qu’il ne faut jamais dire jamais.

Recommencer tout à zéro est plutôt compliqué. Ou plutôt je ne sais pas vraiment comment faire.

Pourtant je l’ai fait il y a un peu plus de 10 ans. Mais j’étais plus jeune. Peur de rien.

Avec le temps, la routine, on a l’habitude de rentrer et d’avoir une présence. Et pas seulement votre boule de poils adorée qui miaule.

En fait, là quand tu te retrouves au milieu des souvenirs à trier ce qui est à jeter ou pas, tu es face à toi-même et là tu te demandes ce que tu as fait de ta vie.

Parce qu’au final il te reste quoi ?

Ta réserve de Guinness, tes antibios et même pas ton chat qui depuis plus de 8 mois est en vacances ailleurs pour de fausses raisons.

Parce que ça fait plus d’un an que tu sais que ce moment va arriver.

Tu regardes le « juste prix » en faisant de l’art thérapie (en gros, tu colories), tu remplis des sacs-poubelle. Tu fais la lessive. T’expulses un poumon.

Mais il te reste quoi pour te dire qu’il faut que tu avances ?

Te dire que la séparation se passe bien ? Que vous ne vous détestez pas ?

Ça fait une belle jambe.

Tu essaies de regarder vers l’avenir en cherchant des apparts en te relocalisant plus près du bureau et de ton meilleur ami qui crèche à Liège et que même si tu ne bossais pas à Wavre, t’irais bien vivre à Liège parce que tu l’aimes bien cette ville.

Mais tu trouves tout à redire à chaque appart que tu regardes.

Il y a des vieilles barres de tentures (donc crochets et tout le brol), il y a une cuisinière au gaz (et t’aimes pas le gaz), les charges sont élevées, il y a la Meuse, le nom de la rue craint.

Bref, tu tentes de trouver des excuses, parce que toi, ben tu voulais retourner à Bruxelles.

Mais que Bruxelles, au début ça ne sera pas possible.

Parce que… 10 ans de ta vie seront là-bas.

Là, tu te dis juste que ta vie sera un peu plus pathétique que d’habitude.

Que t’auras plus vraiment envie de cuisiner. Que la soupe, au final, c’est bien.

Tu te dis que ptet bien que t’arriveras à perdre tout le poids que tu portes depuis trop longtemps.

Que c’est du bol qu’il n’y a pas d’enfants…

Ah ça les enfants… oui, t’en voulais, autant que la maison avec la petite barrière blanche. Mais au final, t’en n’auras pas non plus.

Pourquoi ?

Parce que tu t’es imposé une date de péremption le jour de tes 18 ans.

Et cette date, elle approche… dans un peu moins de quatre ans. Et sachant le temps qu’il me faut pour faire effectivement confiance… ajoutons à ça le temps du deuil qui sera nécessaire parce que faut pas se leurrer quand même.

Je pense sincèrement que les 35 ans seront là tellement vite qu’autant se faire à l’idée directement. Et puis quand tu analyses les choses, t’es ptet pas forcement faite pour t’occuper d’un enfant.

T’aimes ton filleul, tes « neveux » (qui ne le sont pas parce que tu n’as pas de frères et sœurs), mais est-ce que tu as la patience d’en avoir à toi ?

La réponse qui me vient est non…

Alors pour ne pas les élever correctement, autant ne pas en faire et laisser cette chance à des personnes qui sont faites pour ça.

Et puis comme je l’ai dit… faire assez confiance pour faire un enfant… pas certaine que j’en sois capable.

Pas certaine que je sois capable de recommencer quelque chose tout court.

Ce n’est pas du fatalisme ou de la négativité, non, c’est juste que je ne suis pas certaine d’avoir le courage de recommencer le cérémonial des concessions et pour qu’une relation fonctionne un minimum, il faut en faire.

À part ça.

Malgré la bronchite.

Je vais bien, ne vous en faites pas.

XoXo

Émilie

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