Mais t’es pas là… mais t’es où ?

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Ah ben pas là… c’est une évidence. Mais si tu sonnes à la porte ou que tu envoie un mail, il y’a du monde dans ma caboche, il y en a bien un qui répondra.

Si si, je te le dis, il y a au moins le petit de huit ans à qui on a dit de ne pas ouvrir qui ouvrira. Et c’est même ce petit de huit ans qui dira : « La dame qui nous prête sa tête elle a dit de dire qu’elle n’était pas là, mais elle est là en fait chuuuuuuuuut ».

Enfin ça c’était un gosse de huit ans dans les années 80 ou 90… Maintenant ça serait plutôt :

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On a plus les enfants imaginaires qu’on veut…

Par contre c’est vrai, je ne suis plus vraiment là, à faire la fête avec les habitants de ma boîte crânienne. Pas que je n’en ai pas envie, non, mais je n’en ai plus vraiment le temps… du coup, il y a des squatteurs. Le genre de personnages que d’habitude tu couches sur papier et qui là… ben non… décide de s’incruster dans ta tête pour ne plus s’en déloger.

Je pensais qu’avec la fin de la trêve hivernale, je pourrais m’en débarrasser plus vite, mais non, ils ont décidé de ne pas glisser sur le toboggan de la plume pour venir faire « sploutch » sur le papier.

Le pire ? Ils me narguent et en retiennent d’autres en otage alors qu’ils étaient tous disposés à emprunter la pente de leur destin. En gros ils organisent un Fort Chabrol là-bas en haut.

Il faudrait que j’appelle la police de l’esprit, mais je suis plutôt contre, car celle-ci, comme dans toute intervention, risque de faire des dommages collatéraux et donc d’emmener tout le monde loin de leur immeuble (même le morveux et Dieu seul sait comment sont les services sociaux du grenier). Et là… je me retrouverai bien seule. Et un esprit vide c’est bien ce qu’il y a de plus triste.

Pour le moment, ce sont les textes plus courts qui fonctionnent le mieux. Car je ne fais pas appels aux « habitants de là-haut » pour les écrire. Généralement, j’aime prendre mon temps. Réécouter la musique plusieurs fois et m’en imprégner. Comprendre ce qu’elle me dit. Parce que oui, si tu n’es pas habitué, la musique, même sans paroles, communique.

Des frissons, des émotions. Et c’est sur ces bases que je fonde le texte brut. Puis je le retravaille, encore et encore. Enfin … sauf quand c’est urgent… ne suivez pas mon regard, je ne vise personne… (Non non, le groupe là-bas dans le fond vous n’êtes pas visés parce que vous n’êtes pas les seuls).

Et là je dois dire que sous pression, je peux sortir les choses très vite (et j’aime bien ça… ça m’empêche de trop réfléchir). Mais il n’est pas forcément certain que cela sera bon…

Disclaimer : non, je n’y suis pour rien, je n’ai pas écrit les textes de Gims et heureusement !

Un de mes buts est quand même de me mettre à apprendre d’un instrument… histoire de mieux la comprendre, cette musique qui fait partie de ma vie. Mais ça c’est une autre histoire.

Je te laisse ici, sur la réflexion de la nécessité d’avoir d’autres personnes dans ta tête. Sur le fait de comprendre qu’elles sont utiles à ta santé mentale, même si parfois tu aimerais vider l’appartement de l’esprit pour le remplir de nouvelles personnes, que tu penses être, plus saines… ou pas.

XoXo

Emilie

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