Pourquoi je déteste les rendez-vous et surtout les endroits remplis de monde ?

Comme tu le sais, mon cher lecteur, je suis socialement inadaptée et le problème ne fait que s’aggraver…

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La preuve, rien que la semaine passée, je me suis fait un petit trip lors des achats d’anniversaire en retard pour mon meilleur ami… genre… quatre personnes dans le magasin et la vendeuse qui me parle et j’avais l’impression d’être dans un hammam !

Je panique. Mon psy me dirait que c’est un reste des paroles qui m’ont été dites dans le passé et que ça passera, que je dois y aller petit à petit. Ouais… ou pas en fait pour le petit à petit, parce que sincèrement il faut vraiment que l’on me force à sortir.

J’ai toujours eu du stress pour sortir dans des endroits où je ne connais personne, mais là… on doit limite venir me chercher de force.

Pourquoi ? (C’est le thème on dirait) parce que je n’arrive pas à accepter ce à quoi je ressemble. Malgré les kilos perdus (qui ne se voient pas parce que je perds entre les orteils). Parce que je ne vois pas ce que je pourrais apporter, c’est comme ça, les autres vivent bien sans moi, ils peuvent continuer. Et puis il y a ce fameux sentiment de honte. Oh pas pour moi, non ! Pour les autres. Ceux qui m’accompagnent… et là, je peux tout à fait être d’accord avec le psy, ça vient de ce que l’on m’a répété dans le passé.

Un florilège ? Allez comme ça peut-être que si l’on vous le dit, vous réagirez plus vite que moi :

« Tu ne vas pas sortir comme ça ?! » (On ne sait jamais vraiment définir si c’est une question ou une affirmation).

« Sérieusement, t’as vu à quoi tu ressembles ? »

« C’est certain que si t’avais quarante kilos en moins, j’aurais moins honte que l’on me voit en ta présence. »

« Ton cul (bah oui, autant rester dans les mots exacts, hein, mon cher lecteur) ne rentrera bientôt plus dans le siège du cinéma. »

« Tu vas manger ça ? »

« T’as du bol, ils ont des salades pas trop grasses dans ce resto. »

« T’es quand même vraiment maladroite, t’es bonne à rien en fait. »

« T’as décidé d’être féminine ? C’est raté, ça ne te va vraiment pas, tu devrais cacher ces jambes. »

« T’as vu ta cellulite et tes vergetures ? Tiens, mets un pull, ça nous évitera la vision d’horreur de tes bras. »

« T’as l’air d’une pute avec ce maquillage. »

« Tu vois, si tu faisais attention à toi, tu pourrais peut-être un jour ressembler à quelque chose ; »

« Je ne t’aime pas, je passais juste mon temps. »

Et je vous épargne les plus pénibles, parce qu’il y en a eu. Et les non-dits étaient les pires. Ces regards de dégoûts et les autres réprobateurs si j’avais le malheur de parler.

Les effets ?

Un désastre interne que l’on peut contenir jusqu’à ce qu’on ne tombe sur le même genre de personne dans un autre contexte qui recommence le même cycle, mais sur un autre sujet.

À ce moment-là, vous craquez. Et vous paniquez rien qu’à l’idée de vous rendre au bureau. À l’idée de sortir de chez vous.

J’en suis au stade, où je dois me faire violence pour aller au supermarché et où je dois prendre sur moi pour éviter de me dire que je fais honte aux personnes que j’accompagne à certains évènements.

Mais le pire, c’est que rester enfermé dans une prison dorée n’est pas la solution puisque cette prison donne un accès ininterrompu à vos propres pensées les plus sombres. Et je peux vous assurer que ces pensées sont convaincantes au point que vous commencez à les croire.

 

 

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