Parlons un peu sentiments et émotions.

 

Je sais, on s’en fiche. Après tout, est-ce que avoir des sentiments, des émotions sont des valeurs importantes ?

Plus j’avance dans la vie, plus je me rapproche de la tribune et de la chaise percée (instant glamour de notre futur à tous, ne me remercie pas c’est gratuit), plus je me rends compte que les gens, les personnes que je croise ont une sorte d’imperméabilité à ressentir les choses qui me fascine. Cette capacité à ne plus ressentir quoique ce soit ou presque, de penser de façon pratique, me dépasse un peu.

Je fais partie d’une autre catégorie de personnes, celles pour qui ressentir est un fait de chaque minute, parce que ne rien ressentir est aussi une forme de ressenti. Aussi inconfortable soit-il pour moi.

Ça devient complexe, n’est-ce pas ? Tu me suis toujours ? C’est important parce que je t’avoue que parfois je me perds dans mes pensées et digressions et du coup, toi et moi, ne sommes plus en phase (pour peu que nous ne l’ayons jamais été… je me fais peut-être des idées…)

Bref, gérer cet état d’hypersensibilité dans un monde où tout est en mode « blasé » n’est pas facile tous les jours… Il y a certaines pensées logiques qui vous rongent, parce que vous savez au fond de vous que jamais vous ne pourrez raisonner de cette façon. Que vous avez besoin de savoir un minimum que, par exemple, vous comptez. Et ces dernières années, cela n’a pas été le cas pour moi. Et dans certaines circonstances, je pense que c’est toujours le cas aujourd’hui… ou en tout cas pas comme je l’aimerais.

Ces pensées logiques ferment claquent des portes aux nez, en vous le cassant un peu parce qu’elles sont violentes à entendre. Du coup, je me demande si de nos jours, ressentir les choses de manière intense est encore possible. Je me demande si je ne me suis pas plantée d’époque où que je n’aie pas su trouver ma place ou développer cette habileté à mettre de côté ce côté mièvre qui a l’air tellement désuet (non, mais qui utilise encore ce mot ? Hein qui ? Tu l’utilises encore, toi ?)

Ce monde individualiste me trouble. Non, il me désespère.

Ce monde virtuel me glace le sang, parce que les gens deviennent comme lui. Froids, distants, faux.

Bref, tu l’auras compris, cette bafouille ne servira à rien, mais parfois les choses doivent sortir.

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